Bien malheureux celui qui sait de quoi demain est fait.


I
l ne faisait pas forcement bon vivre.
J'en ai eu des grands, des sombres, avec cour...
Leur seul point commun étant
La nostalgie que j'éprouve envers ces appartements.



Ces souvenirs liés, le premier, le grand, les combles,
Mes solitudes, la lumière, les chiens de squat'. 
Les gens de passage, les soirées vin et débauche. 
Ma jeunesse et mon ouverture d'esprit en somme. 



J'ai fait de tous, des refuges pour âmes paumées. 
Et ceux qui franchissaient le seuil faisaient et font,
Partie de ma famille. Même 7 ans après.
Alors pourquoi j'en suis là ?


J'aimais bouger, et changer d'environnement,
Aussi souvent que possible. 
J'ai adoré accueillir les autres, 
Et pour la plupart, ils me l'ont bien rendu.


On se fait facilement avoir quand on offre trop,
Mais pour ma part, je ne regrette pas. 
Je n'ai pas fait ça pour la reconnaissance,
Reniée ou non, ils ont, j'espère, passé de bons moments. 


E
n 7 années, j'ai eu 6 appartements, 
Trois hébergements, une virée à la rue.
J'installe mon nid où bon me semble.
Ce dernier ne me convenant pas. 


Comment ai-je pu passer à côté de tant de choses ?
A côté de moi ? Des gens ? Des rires ?
A l'opposé d'Icare, je me suis brûlée les ailes 
En étant le fruit inconscient de mon exil. 
 

De quoi doit-on se contenter ?
Je n'aime pas m'accommoder,
Je veux être pièce maîtresse de mon jeu. 
Ce qui n'est pas fait aujourd'hui, sera réussi demain. 
 


Est-il possible de se retrouver sans se terrer ?



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